Par Karl-Philip Vallée
L’auteur de ce texte est finissant en journalisme à l’Université du Québec à Montréal
Je suis un militant modéré. Ce que ça veut dire, c’est que lorsque quelque chose ne fait pas mon affaire, je le crie tout haut, mais lorsqu’on me marche sur les pieds, je m’excuse tout bas.
Je suis impliqué, directement ou indirectement, dans des associations étudiantes depuis ma première année de Cégep, il y a cinq ans. Dans mon petit Cégep de région (1300 étudiants dont une très grande partie fait une technique), j’ai vu toute l’ampleur du fameux «désintéressement», du cynisme dont on parle tant lorsqu’il est question de politique dans ma génération. On faisait nos assemblées générales dans la cafétéria sur l’heure du midi pour être certains d’avoir quorum (nombre minimum de participants pour que l’assemblée soit valide). On placardait les murs du Cégep d’affiches, on lançait un appel à tous sur le portail de l’établissement et sur Facebook, mais rien n’y faisait. On a même réussi à faire voter la cafétéria contre la hausse sans que personne n’intervienne pour nous demander de quoi on parlait.
Je vais être cru, mais : tout le monde s’en câlissait. Il y en avait même qui étouffaient leurs rires au travers de leur poutine en nous voyant monter sur une chaise avec notre micro.
Mais ce n’est pas là que je veux en venir. En fait, ce que je veux que les gens comprennent, les étudiants comme le reste du monde, c’est qu’on vit présentement un moment qui aura un impact sur le reste de nos vies.
Pour une fois, ma génération, qu’on décrit comme politiquement terne et sans vie, se lève debout et s’exprime sur une réforme dont elle ne veut pas. Pas debout, tout seul sur une chaise au milieu de la cafétéria; debout, tous ensemble, dans les rues, sur les ponts, sur les toits, dans les ministères, au Parlement. Debout partout.
Pour une fois, il y a beaucoup de monde dans les assemblées générales (même à l’extérieur de l’UQAM).
Pour une fois, les associations étudiantes nationales ont un objectif commun.
Pour une fois, les jeunes écrivent l’histoire (c’est souvent le cas ailleurs, mais plus tellement ici).
Et quelle est la réaction du Québec? Qu’est-ce qu’on dit à nos jeunes?
Qu’ils nous font chier. Qu’ils nous font perdre du temps dans le trafic. Qu’ils nous font perdre de l’argent parce qu’on ne peut pas rentrer au bureau. Qu’ils ne pourront pas négocier parce qu’ils ont un rêve et qu’on veut le briser. Qu’ils devraient arrêter d’être en colère. Que c’est de leur faute s’ils se font tabasser par des policiers.
Que si tu te fous de la démocratie, t’as raison.
Le Québec est en train de briser non seulement les rêves de ses jeunes, mais une génération toute entière. Quand on leur dit que ça vaut la peine de se battre pour la démocratie, que partout dans le monde il y a des peuples qui se battent pour obtenir le droit de s’exprimer, moi je me dis que ce n’est pas tellement différent d’ici.
Pour des milliers d’étudiants, peut-être même une majorité d’entre eux, les votes de grève qui ont eu lieu ont été une première expérience démocratique, il ne faudrait pas l’oublier. Et pas une expérience démocratique comme les élections provinciales. Non, une vraie expérience démocratique, la démocratie directe, pas représentative, DIRECTE. On dit qu’on n’oublie jamais une première fois. Je pense que ma génération n’est pas près de l’oublier.
Ma génération n’oubliera pas qu’elle s’est levée debout, parce qu’on lui reproche de rester assise. Ma génération n’oubliera pas qu’elle était présente massivement pour voter sur une question fondamentale. Ma génération n’oubliera pas qu’elle était unie derrière un objectif commun. Ma génération n’oubliera pas qu’elle a eu la chance d’écrire l’histoire. Mais…
Mais elle n’oubliera pas que lorsqu’elle a fait tout ça, on lui a marché sur les pieds et on lui a demandé de s’excuser.
Le mouvement étudiant se situe maintenant à la croisée des chemins. À droite, elle s’excuse et retourne s’asseoir la tête baissée, la queue entre les pattes. À gauche, elle dit à ses détracteurs et en particulier au gouvernement qu’au Québec, c’est la démocratie qui prime.
J’étais un militant modéré.




26 comments
S. Martin says:
avr 4, 2012
Bien d’accord avec toi. On reproche à des jeunes de18-19 ans de ne pas avoir voté aux dernières élections provinciales alors qu’ils n’avaient pas l’âge requis pour voter. Dans le contexte actuel, les jeunes vivent une leçon de démocratie. J’espère que le taux de participation des jeunes à la prochaine élections sera en hausse.
Surtout, ne pas généraliser. Il y a bcp de Québécois de tous âges qui appuient le mouvement étudiant. J’entends des beaux commentaires… J’ai de beaux exemples de jeunes impliqués autour de moi. Ils sont plus éveillés que nous l’étions à leur âge.
Bravo. Continuez … jusqu’au bout!
Jean says:
avr 4, 2012
Je viens du Québec. J’ai étudié en Ontario, un Baccalauréat à Ottawa et une maitrise à Toronto. Non pas par choix, mais par obligation. La seule université qui m’a accepté est l’Université d’Ottawa. Pourquoi la maitrise à Toronto? Parce que la seule place qui offrait un emploi dans ma spécialité. J’ai goûté aux droits de scolarité élevé, sans aucun filet de sécurité comme le Québec offre. L’éducation est un luxe ailleurs, pas au Québec. Alors, lorsque je vous vois vous plaindre pour les droits élevés qui n’en sont pas et exiger que la contribution soit répartie sur les autres, personnellement, je vous souhaite un trajet aussi difficile que le mien pour comprendre ce qu’est la VRAIE vie
Louis says:
avr 4, 2012
« L’éducation est un luxe ailleurs, pas au Québec. » Eh bien nous continuons de lutter pour qu’elle ne le devienne pas.
PA Paquet says:
avr 5, 2012
@JEAN, bravo d’avoir réussi, mais si vous ne prenez jamais la parole pour permettre à ceux qui, pour des raisons aussi diverses que sordides, à cause de fatalités vécues, pourraient bien ne pas se rendre où vous êtes, et où vous semblez maintenant vous complaire, ayez au moins la décence de vous taire. Ici, des jeunes tentent de réformer une société recadrée de plus en plus sur des principes méritocratiques et bourgeois. Que vous vantiez d’être le produit de ces modes de production intellectuelle ignobles ne nous intéresse pas.
Arno says:
avr 5, 2012
À monsieur Jean.
Je souhaite d’abord saluer cette persévérance dans votre parcours académique et je suis convaincu qu’une infime minorité d’étudiants seraient capables de tels sacrifices pour arriver à leurs fins… Félicitations.
Par contre lorsque vous souhaitez aux étudiants la «VRAIE vie» et leur demander d’arrêter de se plaindre, croyez-vous sincèrement que leurs manifestations tendent vulgairement à plaindre un taux fort de cotisation scolaire? Croyez-vous que l’essentiel du débat se trouve au prix du montant exigé par le gouvernement Libéral? Ou bien même de celui exigé en hausse, mais camouflé, depuis 5 ans?
Croyez-vous que lorsque monsieur Karl-Philip Vallée prend la parole ici, il souhaite égoïstement et simplement voir sa cotisation scolaire gelée?
La question est bien plus grande monsieur Jean.
On parle ici d’un mouvement et d’une jeunesse qui s’éveille.
On parle ici de remise en question collective.
On parle ici d’un Québec de demain qui respecte des valeurs dans lesquelles nous nous retrouverons.
Lorsque vous réduisez le débat à une simple hausse ou non-hausse des frais de scolarité, vous détournez la vraie question… Parce que ceux que vous désigner comme bébé gâtés ne se ruent pas dans leur rues pour leur porte-feuille personnel, bien au contraire. Ces étudiants en cours d’étude ne gouteront que très partiellement à ce que cette dite hausse représente. Ces étudiants sortent d’abord et avant tout pour que leurs enfants et les vôtres aient encore accès à des études universitaires demain.
Sur ce, bonne chance dans le remboursement de vos frais de scolarité si ce n’est pas achevé.
Et en espérant que les taxes ontariennes que votre salaire paie bénéficient au bien être de la réduction des frais de scolarité annoncés par le gouvernement ontarien en janvier dernier.
Comme quoi la folie de la démocratisation du savoir frappe partout…
Merci.
Hugo says:
avr 5, 2012
Garde là ta VRAIE vie car pour nous elle est dans la rue, dans les débats et surtout dans l’ACTION
Dominique says:
avr 5, 2012
Vous avez raison. La vrai vie, elle est en Ontario, pas au Québec. Si le Canada anglais décide que l’éducation supérieure, c’est un luxe, qui sommes-nous, peuple du Québec pour dire qu’ils ont tort? Après tout, se serait complètement insensé d’avoir comme aspiration une utopie comme un régime à l’européenne. Vous savez, tous ces pays qui ne sont pas la vraie vie. Le Danemark, l’Allemagne, la Finlande; pleins de pays qui n’existent que dans les rêves.
On peut être en désaccord avec la position que défendent les étudiants, monsieur. On peut argumenter qu’on préfère le modèle nord-américain au modèle européen. Mais vous faites exactement ce qui est décrié dans l’article. Lorsque les jeunes se lèvent et dénoncent une situation avec laquelle ils sont en désaccords, qu’ils osent suggérer qu’un autre modèle que le nord-américain peut exister, alors ils ne vivent pas dans la « vraie vie ». Votre « vraie vie » n’est qu’une attitude condescendante pour tenter de museler ceux qui ne pensent pas comme vous. Cette « vraie vie », c’est nier que les politiques sur l’éducation supérieure, c’est un choix politique, pas une fatalité.
D’ailleurs, dans la vraie vie, personne ne parle de refiler la facture à quiconque. Nos universités ont déjà plus d’argent par étudiant que la moyenne canadienne (indicateurs sur l’éducation publiés par le MELS, page 41). Si cet argent était mieux utilisé, nous n’aurions pas besoin de « refinancer » nos universités. La question actuelle n’en est pas une de distribution de nouvelles factures, c’est une question de gestion des factures que nous payons déjà. Je crois que dans toutes les vraies vies, cette question est pertinente.
François says:
avr 6, 2012
Ce n’est pas parce que tu en as bavé que les autres doivent faire pareil.
Joyce says:
avr 6, 2012
Jean: Tu souhaites à des milliers de jeunes sur plusieurs générations de vivre des difficultés qu’on pourrait aisément estomper, juste pour qu’ils puissent témoigner de la difficulté de ton expérience?
Je suis vraiment désolée que tu aies du payer autant. Vraiment, le monde n’était pas encore assez réveillé pour que tu obtiennes ce que tu méritais, et non ce n’était pas juste.
C’est justement pour ça qui faut qu’on se lève et qu’on change les choses.
zevern says:
avr 6, 2012
Je ne sais pas pour qui vous vous prenez, ni qui vous êtes, mais je trouve particulièrement votre ton insultant, votre jugement sur le Québec complètement méprisant et votre conclusion complètement aberrante. Si vivre dans la province de l’Ontario correspond à votre définition de ce qu’est la vraie vie, grand bien vous fasse. Sauf votre respect, sachez, Monsieur Jean, que la province de l’Ontario n’a ABSOLUMENT aucune leçon à donner au Québec en termes de joie de vivre. Que vous jugiez que l’éducation doit être un luxe dépasse l’entendement. Quoique vous ayez vécu dans votre vie, vous ne détenez certainement pas le monopole de la souffrance. Le sous entendu de votre énoncé est d’une prétention sans fin. Quand à votre définition de ce qu’est la VRAIE vie, j’imagine que vous avez tout lu la philosophie des 2000 dernières années pour prétendre ce que c’est. Misère!!!!!!!
Yannick says:
avr 4, 2012
Bravo M Vallée,
Je suis fière de pouvoir vivre ce grand chamboulement dont vous parlez. Je le vie en prévision de mes petits de vous et de tout les autres qui se lèvent. Il ne faudra pas oublier que notre vote devra être représentatif de nos rêves et ambitions. Restons fière de nos choix.
Bravo et merci de me redonner le goût de rêver.
Jasmine says:
avr 5, 2012
@ Jean: Justement pourquoi devons nous niveler toujours et imiter les autres provinces si l’on est « différent ».
On ne se plaint pas, on lutte pour une cause qui est juste. Et j’en suis fière.
Quel est l’intérêt de vivre en collectivité si ce n’est pas pour s’entraider. La société québécoise toute entière va bénéficier de notre instruction. Rien n’est plus important que le savoir, car c’est grâce à celui-ci que la culture se développe et se transmet.
Vous êtes allé étudier à Ottawa parce que vous n’aviez pas le talent nécessaire pour être accepté ici, c’est bien dommage pour vous. Cependant, il est inacceptable qu’un étudiant talentueux (et j’ai bien dit même un seul) ne puisse pas étudier pour des raisons monétaires.
Finalement, de nous souhaiter un trajet difficile est enfantin et égoïste. Nous avons tous le talent nécessaire pour ne pas suivre votre voie.
Nathalie says:
avr 5, 2012
Pour Jean
J’ai personnellement fais ma maîtrise à Sherbrooke. Je trouve votre opinion très égocentrique. Justement, vous en avez bavé… et vous voudriez que tout le monde en bave autant ? C’est pas très… sympathique. Un peu comme si vous vouliez vous venger. La vie est difficile oui, aussi bien parfois quand on est un enfant, parfois quand on est adolescent etc, je crois que ce n’est pas la peine d’en rajouter une couche. Ils le savent que la vie est difficile, leur compliquer la vie ne changera rien de positif dans leur vie.
Donc si je comprends votre raisonnement, si vous aviez été violé par votre oncle à l’âge de 5 ans vous voudriez que tout le monde passe par là… pour comprendre ce qu’est la VRAIE vie ?!?!?!?!
Non, désolée, mais ça ne marche pas.
Pour : K-P Vallée
Oui, je suis tout à fait d’accord avec vous, et je vais partager votre texte
En attendant, la prochaine étape est de NE PAS VOTER LIBÉRAL aux prochaines élections, ils comprendront eux aussi ce qu’est la démocratie… aussi frustrante parfois qu’elle puisse être.
Jude says:
avr 5, 2012
@Jean.
Justement, puisque l’éducation est un luxe ailleurs et ne devrait pas l’être dans aucune société, les étudiants Québécois se battent pour que ça ne le devienne pas ici et qu’elle reste accessible pour tous en n’augmentant pas les frais de scolarité. Vous avez bien vu qu’il n’est pas facile d’aller à l’université lorsque les coûts sont élevés. C’est sûre que si on prend toujours le même argument que les frais de scolarité sont toujours plus élevés ailleurs au Canada et qu’on se plaint pour rien ici, au Québec, on passe à coté du VRAI débat, à savoir si on veut qu’au Québec, l’éducation soit accessible pour tous et ne devienne pas un luxe. Nul besoin de se comparer à qui que ce soit pour savoir qu’il s’agit d’un enjeu fondamental que toute société devrait considérer. Sans l’éducation, les citoyens ne peuvent développer de sens des valeurs morales, un esprit critique et une liberté intellectuelle, ils ont un accès restreint au dépassement de soi, besoin fondamental de l’être humain. Dans cette perspective, en éduquant notre population, nous lui donnons aussi la chance de ne plus être esclave de son ignorance et de ne plus se conformer au troupeau, à assumer sa responsabilité en tant qu’être humain. Cela est non seulement bénéfique pour lui, mais aussi pour l’ensemble de l’humanité à travers ses actions. Voilà ce qu’est une vie authentique, un vie VRAIE!!!
R. Pelletier says:
avr 5, 2012
À Monsieur Karl-Philip Vallée,
Bon! Disons que Jean c’est suffisamment fait «ramasser» comme on dit. Je n’ajouterai pas une couche supplémentaire.
Je ne suis pas étudiant. Il y a 40 ans que c’est terminé pour moi. Le mouvement étudiant actuel ravive en moi la fierté que j’ai connu dans ma jeunesse. C’était la fierté d’être un canadien-français, comme nous disions encore à l’époque, séparatiste pour un Pays du Québec français que je suis toujours. (On dit aujourd’hui québécois mais le sens de ce terme est plus vague car il englobe toute langue et toute culture.)
Je suis tout de même fier de nos étudiants qui se tienne debout. Contrairement à ce que vous semblez croire, nombre de vos aînés vous demande plutôt de continuer à résister et surtout, surtout ne pas vous mettre à rêver, mais plutôt à vivre ce que vous réclamez. Pour ma part j’espère aussi que votre discours dépassera celui de dénoncer une hausse des frais de scolarité, injustifiée selon moi.
Certaines choses me désole du mouvement étudiant. C’est qu’il ne mentionne rien du recul de la langue française au Québec et ne revendique pas au même moment, de façon claire et limpide, l’usage de la langue française dans toutes les sphères d’activité au Québec.
Ça me désole aussi que le mouvement ne dénonce pas directement les inégalités du financement gouvernemental entre toutes les institutions, d’une part de langue française et d’autre part de langue anglaise, ces dernières étant sur-financées et de façon plus éloquente encore dans le milieu de la santé qui s’anglicise de plus en plus. On ne semble pas fier de représenter les québécois en forte majorité de langue maternelle française.
Je déplore aussi que l’on ne dénonce pas, de façon directe, l’anglicisation accélérée du Québec.
Comme si tout cela n’avait aucun lien avec la hausse des frais de scolarité que nos étudiants dénoncent. Alors que ces frais que l’on vous impose de force sont directement liés à l’appauvrissement du Québec sous toutes ses formes, dont celle de sa langue nationale, le français.
Un minimum serait de réclamer aussi l’usage du français «mur à mur». Et cela est contextuel.
Si le mouvement étudiant dépassait la hausse des frais de scolarité pour s’impliquer, de façon claire, directe et limpide, dans tout ce qui concerne le bien-être du collectif québécois, plus nombreux seraient les appuis et le soutient physique dans la rue venant de tout le peuple du Québec.
Cela dit, toutes celles et toutes ceux des contribuable non étudiants qui ne cessent de payer et qui ne sont pas aigres comme Jean, sont avec vous et contre cette hausse des frais. Et il y en a bon nombre.
Il n’y a pas de conflit inter-générations, c’est une rumeur lancée pour faire diversion.
Cordialement.
Serge Grenier says:
avr 6, 2012
Il y a beaucoup plus d’adultes du côté des étudiants que les médias veulent bien l’admettre. Dans ma famille, mes amis, mes voisins, mes collègues de travail, partout où je vais, la grande majorité des adultes soutiennent les étudiants.
Lâchez pas les jeunes!
D’abord, le gel;
ensuite, la gratuité;
et finalement, le salaire étudiant.
Maxime Bellavance says:
avr 6, 2012
Le texte qui reflète le mieux ma pensé depuis le début de notre soulèvement!
Christine says:
avr 6, 2012
Je n’ai pas été à l’université et il y a de grandes chances à l’heure actuelle que mes enfants y aillent pas non plus. Mais peu importe c’est un débat sur la démocratie de notre société qui se passe ici et je suis fier de cette jeunesse qu’on traite trop souvent de paresseux et de bébés gâtés. Je les trouves courageux et déterminer et ce malgré les forces policières qui abusent de leurs pouvoirs en espérant qu’en frapper un, fasse peur aux autres… Lâchez pas, nous sommes derrière vous ! Et pour vous @Jean … quoi ajouter qui n’a pas été dit … parce que votre parcours a été difficile, il faut que les autres en bavent pour que ce soit juste pour votre personne… arrêter dont de vivre dans le passé, le présent ce sont eux, ils se battent pour une vraie démocratie et si nous l’obtenons… nous rendrons à césar ce qui appartient à césar!
Marc Nantel says:
avr 6, 2012
Bravo ! Il ne faut pas lâcher. Je respecte votre engagement. Vos demandes sont justes. Nous devons être solidaire entre Québécois. Il y aura toujours de petites gens pour critiquer, dénigrer et réprimer. (enseignant)
Mr.Sarcasme says:
avr 6, 2012
Je crois que ce que Jean essaie d’expliquer, c’est que lorsqu’on veut quelque chose, on doit travailler pour l’avoir. Et a l’essentiel de ce message je suis entierement d’accord. Par contre, le problème de la hausse, et oui le débat et vers la hausse, c’est que l’argent ne va pas au bon endroit, et ça changeras rien qu’il soit mal gerer ou non.
Si on exclus la CLASSE et qu’on laisse la FECQ et la FEUQ négocier avec le gouvernement, on a plus de chance a arrivé a quelque chose tant qu’a moi.
Vincent says:
avr 7, 2012
J’ai hâte de te lire dans les journaux, au cours des prochaines décennies.
Tu as du talent, de la rigueur et du courage. Tu seras en excellent journaliste. Ou peut-être un excellent… autre chose, tu verras bien.
Lire un texte comme le tien, ça donne espoir. Merci.
Vé says:
avr 7, 2012
Je me souviens d’une conversation que j’ai eu avec toi concernant l’action organisée durant l’enregistrement du Club des Ex à l’UQAM. On la trouvait intense. Injustifiée. On se demandait pourquoi on ne prenait pas cette chance de nous exprimer au lieu de vouloir tout casser. Tu te souviens? Ça ne fait pas si longtemps. Quelques mois, à peine. Maintenant, ça me semble tout petit. Normal. Moi aussi j’étais modérée. Je voulais demander les choses de la bonne façon. Fermement mais poliment. À quoi bon? Ça fait 52 jours qu’on est en grève poliment. Au lieu de renoncer à la hausse, notre beau grand gouvernement a débloqué un budget pour éponger les dégâts du mouvement étudiant dont il avait prévu les vagues. Pourquoi resterait-il aussi calme et nonchalant sinon? Il attend que nous rendions notre dernier souffle.
Je refuse. Je ne veux pas devenir cynique. Alors qu’est-ce qui nous reste? Il nous faut crier plus fort? Nous indigner d’avantage? C’est ça, l’escalade des moyens de pression? Peut-être. Surement. On dirait que je commence à comprendre.
J’ÉTAIS une militante modérée.
Merci, Karlo. <3
claude says:
avr 8, 2012
Il y aura toujours des gens qui te diront que ça ne sert à rien tout ça! Tu as le choix de t’écraser ou de continuer. je te suggère de ne jamais arrêter de te battre sinon tu finiras comme eux, écrasés, ayant perdus toute indignation sauf pour des choses comme une partie perdue au centre Bell. Es-tu né pour un p’tit pain, devise caractérisant bon nombre de québécois? J’ose croire que de nouvelles générations cesseront de s’écraser. Relevez le défi les jeunes!
SOURWORD says:
avr 9, 2012
@ Jean
Je savais pas que nous avions découvert la vrai vie …. HEY DUDE ! Tu sais tu c’est quoi la vrai vie pour la majorité des gens qui habitent la planète terre. C’est du massacre, la violence, la famine, la survie, l’esclavage etc etc etc …La question est bcp plus grande que ton petit budget que ta réussi à réaliser pendant tes études… T’essaie tu de faire pitié … pis que t’es un étudiant qui à vécu la misère .. mais non … toi tu fais parti des gens qui sont faites fort.
Cette hausse=Le mauvais sens.
Chaque petite révolution gagnée qui se donne de nos jours servira à ce que la prochaine révolution majeur ne se termine pas en bain de sang
(oui j’abuse)
Catherine says:
mai 8, 2012
À tous ceux qui utilise à tords le mot « plaindre » comme dans » entendre les étudiants se plaindre » …Voici un rappel de la définition du mot « plaindre » qui a un sens beaucoup moins « plaignard » que certains peuvent le penser.
Définition plaindre: Témoigner un sentiment de compassion. exprimer son mécontentement, sa peine, sa souffrance.
Les étudiants témoignent d’un sentiment de compassion. Ce qui implique qu’ils ne se regarde pas le nombrils et qu’ils s’expriment pas seulement pour eux, mais pour plus grand qu’eux.
Romuald says:
mai 25, 2012
Avec mes amis ici outre Atlantique en France, nous regardons votre mouvement avec grand intérêt et respect ! Vraiment 1000 fois bravo ! Ici aussi on entend un discours médiatique et politique qui dit que « les jeunes » se moquent de la politique, et quand il y’a manifestation, bah c’est pas bien… Mais vous en ce moment au canada vous nous rendez très fier sachez le ! Tenez bon et ne lâchez rien !